Conférence de Sandrine Aumercier, Mercredi 1 avril 2026 à 20h00.
On montrera pourquoi le productivisme est la conséquence nécessaire du mode de production capitaliste. Ce mode de production ne fonctionne qu´à partir d´une abstraction qui est celle du travail humain, qui seul produit de la valeur économique. En même temps, la contrainte de rentabilité inhérente à l´existence d´un marché de concurrence impose d´automatiser une partie croissante de ce même travail humain, ce qui sape la base sociale du système, à savoir la quantité globale de valeur créée. L´énergie est le concept qui permet de rendre compte de cette substitution du travail humain par le travail automatisé. La catégorie abstraite d´énergie est pour cette raison au cœur de toute la production scientifique moderne. La contradiction entre la nécessité de créer de la valeur et sa diminution inexorable enclenche une spirale énergétique impossible à faire cesser : plus la quantité de valeur globale diminue, menaçant le système de s´effondrer, plus la production accélère dans l´espoir de retarder cet effondrement. Cette logique est inséparable de la mobilisation toujours plus folle de toutes les énergies disponibles, transformant progressivement les humains en déchets sociaux et la biosphère en poubelle. Ce sont les deux manifestations, interne et externe, de l´entropie maximale vers laquelle s´achemine le système capitaliste.
Mercredi 1 avril 2026, Maison de Quartier sous-gare, Lausanne
