Date: mercredi 16 septembre 2026 à 20h00.
Lieu: Maison de Quartier Sous-gare, Av. Dapples 50.
Pour le centième anniversaire de la naissance d’Ivan Illich (1926-2002) n’est-ce point l’occasion de présenter sa vie et son œuvre? Prêtre catholique, historien et philosophe, animateur d’un centre de réflexion sur la société, basé à Cuernavaca (le CIDOC), Ivan Illich s’est fait connaître par la publication d’ouvrages percutants qui de suite ont conquis un large public: Une Société sans école (1971), Énergie et équité (1973), La Convivialité (1973), Némésis médicale (1975), … La radicalité de ses propos répondait à la gravité de la situation qui voyait les « institutions » se retourner contre leurs principes fondateurs, les « professions mutilantes » imposer leur « monopole radical », la nature se dégrader et les formes d’aliénation se multiplier… En 1976, il ferme le CIDOC, devient un professeur itinérant, cesse d’intervenir auprès des « puissants » et se consacre à de nouveaux thèmes qu’il explore et développe dans Le Genre vernaculaire (1983), Du lisible au visible. Sur l’art de la lecture de Hugues de Saint-Victor (1991), La Perte des sens (2005).
Thierry Paquot, éditeur et ami d’Ivan Illich, s’interrogera sur la pertinence de cette radicalité cinquante ans après ses premiers textes et un quart de siècle après sa disparition. Qu’est-ce qui nous « parle » encore dans cette œuvre atypique? En quoi, lire Illich, nous aide à penser le monde numérisé, algorithmé, livré à la démesure, que nous devons, malgré tout, habiter?
Thierry Paquot, philosophe, a publié: Introduction à Ivan Illich (La Découverte, 2012 et 2026), Ivan Illich & la société conviviale (le Passager clandestin, 2020) et Ivan Illich, une vie d’amitiés (L’Atelier, 2026).
