Spinoza, une vie de philosophe

Mercredi
04.10.2017,
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Nous ouvrons cette saison consacrée à Spinoza (1632-1677) par une présentation à plusieurs voix de sa vie, de son milieu, de quelques événements saillants qui l’ont marquée et façonnée. Il s’y agit de donner à sentir quelque chose de l’atmosphère de l’Amsterdam du 2e tiers du 17e siècle et de l’expérience qu’a pu y être celle d’un homme, né juif, répudié par sa communauté, dans les secousses politiques, économiques et intellectuelles qui ébranlent alors l’Europe. 

La question directrice en est: qu’a impliqué le choix d’une vie philosophique pour un homme, né Juif dans les Provinces-Unies, réputées pour leur tolérance confessionnelle, leur prospérité acquise à la faveur de la prééminence dans le commerce transatlantique et dans l’entreprise coloniale, ainsi que la renommée sans égale de leurs plus grands peintres (Bruegel, Rembrandt, Vermeer) … et, pour toutes ces raisons, suscitant la curiosité, la contrariété et les convoitises des grandes puissances européennes…?

Cette présentation alternera des modes “théâtralisés” et de récitants, à voix plurielles et s’accompagnera d’une riche imagerie de l’Amsterdam et des Provinces-Unies du 17e siècle.

Dieu au coin du feu

Mercredi
01.11.2017,
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Cette soirée sera consacrée à Dieu, parbleu!

Dieu en ce début de XXIe siècle fait partout retour. Sur ce sujet, Spinoza fait une drôle d’hypothèse: pour comprendre l’homme, il faut comprendre Dieu. Cette déclaration est pour le moins surprenante car les monothéismes se caractérisent à peu près tous par l’affirmation inverse: Dieu est à strictement parler inconnaissable. Alors qu’en est-il? Peut-on oui ou non comprendre Dieu?

Pour Spinoza, comme on le verra, Dieu est à la fois la clé de voûte d’un système de pensée extrêmement rigoureux (1ere partie de l’Ethique) et l’horizon qui permet à l’homme de s’élever vers une joie sans entrave (5e partie de l’Ethique). Dieu ouvre et clos son propos.

Alors comme il faut bien commencer par le commencement, Michel Vanni introduira la notion de Dieu telle que Spinoza la formule dans l’Ethique, son ouvrage majeur.

S’ouvrira ensuite un débat entre Spinoza lui-même (Grégoire Ventura), un calviniste d’une pureté inoxydable (Jacques Zwahlen), une représentante de la société civile, témoin de toutes les minorités (Camelia Cioara) et une sorte de néo-spinoziste qui demandera ce qu’il en serait si l’on retirait purement et simplement Dieu de l’équation spinoziste tout en gardant la cohérence, la fertilité et donc la beauté de son système (Philip Clark). La discussion, pour ne pas sombrer dans des formes d’excommunication diverses et variées, sera modérée par Hugues Poltier.