Ecriture, Image et Territoire – Reconstruire une figure – Avec Emmanuelle Antille

Mercredi 16 février 2022
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Le geste créatif permet-il de réhabiliter une figure oubliée et faire acte de résistance ? La réémergence de cette figure transforme-t-elle notre rapport au monde ? Emmanuelle Antille nous parle de son processus, prenant appui sur son œuvre cinématographique et littéraire, réalisée autour de la chanteuse Karen Dalton, amie de Bob Dylan et égérie de Greenwich Village à New York dans les années 60.

Avec Emmanuelle Antille, artiste et réalisatrice

Vivre la fin d’un monde : une projection du Guépard de Luchino Visconti

Samedi 12 février 2022
14h projection (avec entracte)
17h Apéritif et discussion
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Le Ciné-Club de la Maison de Quartier Sous-Gare et le Groupe Vaudois de Philosophie s’associent pour projeter Le Guépard de Luchino Visconti (1963), qui adapte le roman éponyme de Giuseppe Tomasi de Lampedusa. Une discussion sur les grands thèmes abordés par ce film suivra ainsi qu’un apéritif.

Absolument modernes ? – Avec Jérôme Meizoz

Le groupe vaudois de philosophie se réjouit de retrouver la Maison de Quartier sous Gare. Afin de poursuivre nos réflexions sur la question du monde et des enjeux contemporains, nous souhaitons désormais les aborder par le prisme de l’art. Pour cette soirée de reprise, le Groupe vaudois accueillera l’écrivain Jérôme Meizoz, auteur romand aux multiples talents (essais, poésie, récits). Il nous parlera de son activité d’écriture, et de la manière dont une œuvre peut arriver à faire monde pour ses lecteurs, comme pour son auteur.

N.B.: Suite aux mesures prises par le Conseil Fédéral, les manifestations de la Maison de Quartier sous Gare demandent aux participant-es d’être en possession d’un pass sanitaire. Cela inclut les activités du Groupe vaudois de philosophie qui s’y déroulent

Jusqu’à quand sans violence? – Lectures d’Andreas Malm

Les urgences de l’heure poussent à repenser la question de la militance. Andreas Malm en est une figure contemporaine importante, universitaire et activiste engagé dans la lutte climatique depuis un quart de siècle. Dans ses ouvrages, inséparablement savants et militants, il mêle, en virtuose, descriptions et récits croisés de catastrophes, synthèses de recherches scientifiques, état des lieux de la militance et de ses interrogations.

Leur lecture oblige à cette conclusion : le constat de l’inertie des pouvoirs institués devant le dérèglement climatique est aussi celui de l’échec de la militance : peut-on encore se permettre une approche non-violente ? Mais aussi, un pouvoir autoritaire ne sera-t-il pas nécessaire pour imposer les contraintes requises pour arrêter la destruction en cours ? Car rien n’annonce un tournant significatif dans le recours aux énergies fossiles, toujours au cœur des stratégies énergétiques des grands groupes ; ni, plus généralement, dans leur extractivisme forcené.

Quel mode d’action, quelle forme de pouvoir préconise Malm ? Pour en discuter, nous lirons ensemble quelques extraits de ses ouvrages récents.

 

Lectures et discussion par et avec Hugues Poltier, Michel Vanni et David André (Groupe vaudois)

https://us02web.zoom.us/j/82595940495?pwd=dnFXeHpHS1p5L3dnOE5wSHliMUVFZz09

 

Afin de pouvoir pleinement partager durant cette séance, vous trouverez ici des extraits de textes sur lesquels les intervenants vont s’appuyer : 

 

Extrait La chauve-souris et le capital, Capital & Nature

Extrait L’anthropocène contre histoire

Extrait Comment saboter un pipeline, Militance et Violence

Extrait La chauve-souris et le capital pp. 163-176

Extrait La chauve-souris et le capital pp. 179-193

Croire aux mots ?

Chères et chers membres, amies et amis du Groupe vaudois de philosophie,

Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine séance – Croire aux mots ? –  qui se tiendra, non pas à la Maison de Quartier Sous-gare, mais de manière digitalisée le 13 Janvier 2021 à 20h30 !

Croire aux mots ?
« La voix de la pensée est-elle plus qu’un rêve ? » (Rimbaud)
Dans l’ordre du discours scientifique ou plus largement rationnel, tout flottement est considéré comme une faille ou un manque de rigueur, et pourtant, à y regarder des près, les images, les métaphores et la dimension narrative ne sont pas évacuables.
Trous noirs, chaînon manquant ou encore effet miroir, ces petits flous sensibles peuplent les grands discours conceptuels, y compris la philosophie, une certaine tradition de la philosophie, qui n’a de cesse de vouloir conjurer son acte de naissance dans le langage de tous les jours. S’il n’y a pas de discours et de langage purs et adéquats, faire monde ne serait-ce pas s’exposer au risque de la métaphore et jouer le jeu de l’impureté créatrice ?

La réunion se tiendra sur la plateforme Zoom grâce à ce lien ce mercredi 13 janvier 2021 à 20h30 :

https://us02web.zoom.us/j/88329129374?pwd=VXJ1cG9CVGcvbG02NmF3Nm1BYkJtZz09

La réunion sera retransmise en direct sur Facebook où il vous sera possible de suivre la séance. Sur ces deux applications, les commentaires sont possibles mais vous comprendrez aisément que la gestion des trois flux rendra complexe la gestion du temps et que nous privilégierons les interactions sur Zoom.

Si vous ne souhaitez pas apparaître à l’écran pour des raisons personnelles, veuillez couper votre caméra ou simplement suivre sur le canal de diffusion en direct (vous pouvez aussi modifier le nom sous lequel vous apparaissez dans Zoom pour protection de la vie privée). Quant à la question du droit à l’image et à la personnalité, après les recommandations ici données, votre participation à la réunion sur Zoom a valeur d’autorisation d’exploitation.

(Re)faire monde – réapproprier les savoirs

La crise du Covid qui se prolonge, avec sa débauche de courbes et de chiffres menaçants, nous montre à quel point les enjeux liés aux savoirs et aux expertises sont importants dans une société complexe comme la nôtre. Comment “faire monde” à travers une telle intrication de discours et à travers la contradiction des différents modes de validation de ces discours ?

Si tant est que la cohérence et l’unité du monde ne vont jamais de soi, une telle complexité sociale rend néanmoins la condition de l’individu moderne encore plus incertaine. Devient-il nécessaire de mieux développer notre capacité à supporter l’incertitude ? Le danger d’une désarticulation sociale ou d’une simplification outrancière des fronts politiques ne vient-il pas de notre insatiable désir de certitude et de contrôle ?

Et que deviennent les centres officiels du savoir en période de crise et de remise en question globale ? Nous pouvons observer une inquiétude grandissante de la part du savoir universitaire, certifié conforme, face à la montée de rumeurs parallèles, de constructions minoritaires, qui prennent parfois la forme tant honnie de “théories du complot”. Nous pensons qu’il s’agit là d’un symptôme à considérer avec soin, sans le mépriser trop vite du haut de nos supposées connaissances expertes. Et si les individus réclamaient une prise autonome sur leur monde ? Et si ce désir de prise traduisait une angoisse plus profonde, face à une perte en monde ?

Nous souhaitons aussi orienter notre attention vers les trajets de militance sur lesquels débouchent ces nouvelles configurations des savoirs. Que l’on se dresse en faveur du climat, contre les lobbies agro-alimentaires ou plus largement contre la corruption politique, on le fait en fonction de certaines connaissances partagées, et selon des affects qui accompagnent nécessairement les modes de diffusion de ces connaissances. Comment se construisent les trajectoires d’action ? Selon quels récits, quelles temporalités ? Quels enjeux collectifs et politiques s’articulent ainsi autour de la diffusion des savoirs ?