Jusqu’à quand sans violence? – Lectures d’Andreas Malm

Les urgences de l’heure poussent à repenser la question de la militance. Andreas Malm en est une figure contemporaine importante, universitaire et activiste engagé dans la lutte climatique depuis un quart de siècle. Dans ses ouvrages, inséparablement savants et militants, il mêle, en virtuose, descriptions et récits croisés de catastrophes, synthèses de recherches scientifiques, état des lieux de la militance et de ses interrogations.

Leur lecture oblige à cette conclusion : le constat de l’inertie des pouvoirs institués devant le dérèglement climatique est aussi celui de l’échec de la militance : peut-on encore se permettre une approche non-violente ? Mais aussi, un pouvoir autoritaire ne sera-t-il pas nécessaire pour imposer les contraintes requises pour arrêter la destruction en cours ? Car rien n’annonce un tournant significatif dans le recours aux énergies fossiles, toujours au cœur des stratégies énergétiques des grands groupes ; ni, plus généralement, dans leur extractivisme forcené.

Quel mode d’action, quelle forme de pouvoir préconise Malm ? Pour en discuter, nous lirons ensemble quelques extraits de ses ouvrages récents.

 

Lectures et discussion par et avec Hugues Poltier, Michel Vanni et David André (Groupe vaudois)

https://us02web.zoom.us/j/82595940495?pwd=dnFXeHpHS1p5L3dnOE5wSHliMUVFZz09

 

Afin de pouvoir pleinement partager durant cette séance, vous trouverez ici des extraits de textes sur lesquels les intervenants vont s’appuyer : 

 

Extrait La chauve-souris et le capital, Capital & Nature

Extrait L’anthropocène contre histoire

Extrait Comment saboter un pipeline, Militance et Violence

Extrait La chauve-souris et le capital pp. 163-176

Extrait La chauve-souris et le capital pp. 179-193

Jouir et Contenir – soirée autour de l’érotisme avec Denise Médico

Chères et chers membres, amies et amis du Groupe vaudois de philosophie,
Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine séance – Jouir et contenir –  qui se tiendra, non pas à la Maison de Quartier Sous-gare, mais de manière digitalisée le Mercredi 3 mars 2021 à 20h30 !
Après vingt ans de pratique clinique auprès des personnes qui identifient la sexualité comme la source de leurs souffrances et angoisses, pour Denise Medico, un constat s’impose: nous, individus façonnés dans la société occidentale contemporaine, nous nous identifions très profondément à notre sexualité, elle est le miroir de notre être, le miroir secret ou exposé qui cache ou révèle qui nous avons l’impression d’être. Nous aurions même tendance à le percevoir comme une partie des parties les plus authentiques de notre subjectivité… Mais d’où vient l’Eros et (à) qui sert-il ? Qu’est-ce que sa gestion vient faire au monde et aux corps ? Partant d’autres perspectives, nous nous demanderons aussi si l’érotique n’est pas plutôt affaire d’absence ou n’est pas tout simplement le nom que prend le savoir qui passe par le corps, et ce, hors de cette invention récente qui s’appelle sexualité.

La réunion se tiendra sur la plateforme Zoom grâce à ce lien le mercredi 3 mars 2021 à 20h30 :

https://us02web.zoom.us/j/83812058869?pwd=ZEFzWlVqTE9PQlV4MmE0ZjdzZmQxUT09

La réunion sera retransmise en direct sur Facebook où il vous sera possible de suivre la séance. Sur ces deux applications, les commentaires sont possibles mais vous comprendrez aisément que la gestion des trois flux rendra complexe la gestion du temps et que nous privilégierons les interactions sur Zoom.

Si vous ne souhaitez pas apparaître à l’écran pour des raisons personnelles, veuillez couper votre caméra ou simplement suivre sur le canal de diffusion en direct (vous pouvez aussi modifier le nom sous lequel vous apparaissez dans Zoom pour protection de la vie privée). Quant à la question du droit à l’image et à la personnalité, après les recommandations ici données, votre participation à la réunion sur Zoom a valeur d’autorisation d’exploitation.

En restant à votre disposition pour toute précision et au plaisir de vous retrouver,

Le Groupe vaudois de philosophie en collaboration avec l’association CulturiX

Sur la brèche des savoirs : conflit des rationalités

Chères et chers membres, amies et amis du Groupe vaudois de philosophie,

Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine séance – Sur la brèche des savoirs : conflit des rationalités –  qui se tiendra, non pas à la Maison de Quartier Sous-gare, mais de manière digitalisée le Samedi 13 Février 2021 dès 14h !

Sur la brèche des savoirs

Comment sont fabriqués, validés et mis en circulation les savoirs dans notre monde contemporain ? Pour cette journée de débats et de présentations au Groupe Vaudois de Philosophie, nous aborderons la question du monde commun à travers le conflit des représentations et des savoirs qui entendent le nommer. Dans ce conflit, qui a légitimité pour trancher, et prescrire l’ordre du monde ?

Avec Pascal Wagner, enseignant chercheur en psychologie sociale à l’Université de Fribourg, Hugues Poltier, MER en philosophie à l’Université de Lausanne, Thierry Laus, Docteur en théologie et Michel Vanni, enseignant de philosophie.

La réunion se tiendra sur la plateforme Zoom grâce à ce lien le samedi 13 février 2021 à 14h :

https://us02web.zoom.us/j/85624350607?pwd=dERjSnZPRFBPWmZkUDR6RFhEVmlPQT09

La réunion sera retransmise en direct sur Facebook où il vous sera possible de suivre la séance. Sur ces deux applications, les commentaires sont possibles mais vous comprendrez aisément que la gestion des trois flux rendra complexe la gestion du temps et que nous privilégierons les interactions sur Zoom.

Si vous ne souhaitez pas apparaître à l’écran pour des raisons personnelles, veuillez couper votre caméra ou simplement suivre sur le canal de diffusion en direct (vous pouvez aussi modifier le nom sous lequel vous apparaissez dans Zoom pour protection de la vie privée). Quant à la question du droit à l’image et à la personnalité, après les recommandations ici données, votre participation à la réunion sur Zoom a valeur d’autorisation d’exploitation.

En restant à votre disposition pour toute précision et au plaisir de vous retrouver,

Le Groupe vaudois de philosophie

Croire aux mots ?

Chères et chers membres, amies et amis du Groupe vaudois de philosophie,

Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine séance – Croire aux mots ? –  qui se tiendra, non pas à la Maison de Quartier Sous-gare, mais de manière digitalisée le 13 Janvier 2021 à 20h30 !

Croire aux mots ?
« La voix de la pensée est-elle plus qu’un rêve ? » (Rimbaud)
Dans l’ordre du discours scientifique ou plus largement rationnel, tout flottement est considéré comme une faille ou un manque de rigueur, et pourtant, à y regarder des près, les images, les métaphores et la dimension narrative ne sont pas évacuables.
Trous noirs, chaînon manquant ou encore effet miroir, ces petits flous sensibles peuplent les grands discours conceptuels, y compris la philosophie, une certaine tradition de la philosophie, qui n’a de cesse de vouloir conjurer son acte de naissance dans le langage de tous les jours. S’il n’y a pas de discours et de langage purs et adéquats, faire monde ne serait-ce pas s’exposer au risque de la métaphore et jouer le jeu de l’impureté créatrice ?

La réunion se tiendra sur la plateforme Zoom grâce à ce lien ce mercredi 13 janvier 2021 à 20h30 :

https://us02web.zoom.us/j/88329129374?pwd=VXJ1cG9CVGcvbG02NmF3Nm1BYkJtZz09

La réunion sera retransmise en direct sur Facebook où il vous sera possible de suivre la séance. Sur ces deux applications, les commentaires sont possibles mais vous comprendrez aisément que la gestion des trois flux rendra complexe la gestion du temps et que nous privilégierons les interactions sur Zoom.

Si vous ne souhaitez pas apparaître à l’écran pour des raisons personnelles, veuillez couper votre caméra ou simplement suivre sur le canal de diffusion en direct (vous pouvez aussi modifier le nom sous lequel vous apparaissez dans Zoom pour protection de la vie privée). Quant à la question du droit à l’image et à la personnalité, après les recommandations ici données, votre participation à la réunion sur Zoom a valeur d’autorisation d’exploitation.

Le complotisme & ses experts

Rencontre avec Michel Vanni et Gabriel Dorthe, animée par Julien Antoine Bovier, le 11.11.2020

Comment construire un monde commun avec ce qu’on appelle les théories du complot? Sont-elles vraiment des menaces pour nos démocraties? Faut-il y voir un rejet de toute rationalité, comme certains le prétendent? Ou peut-on imaginer d’autres possibles pour cette confrontation? Si les savoirs qui animent les différents groupes sociaux se produisent selon une conflictualité irréductible, alors certains groupes en viennent nécessairement à prétendre incarner une forme de norme cognitive, et à taxer les autres de délirants. On pourrait même dire que plus une norme de rationalité devient impérieuse, plus elle produit, hors de son cercle, des réactions. C’est dans un tel contexte de crise de confiance de la rationalité que se pose aujourd’hui la question des fake news et autres théories du complot, largement diffusées à travers la multiplication des nouveaux canaux d’information. Alors, comment rendre compte de cette diversité sans la caricaturer à notre tour ? Quant aux savoirs minoritaires, que disent-ils de notre capacité à faire monde? Telles sont quelques unes des questions que nous aborderons lors de cette soirée.

Le complotisme et ses experts

Comme annoncé précédemment, notre prochaine séance ne se tiendra pas en présence physique mais de manière digitalisée, en voici les spécificités :

– la réunion se tiendra sur la plateforme Zoom grâce à ce lien ce mercredi 11 novembre à 20h30 : https://us02web.zoom.us/j/83813861482?pwd=b2hjOVZqN2UrSjVhRmpsNnBXdVFNZz09

Ceci nous permettra de partager dans un premier temps les interventions de la séance (vos micros respectifs seront coupés à votre arrivée dans la réunion, merci de les gardes ainsi jusqu’à l’ouverture de la discussion afin d’éviter tout brouillage).

Dans un second temps, les réactions et prises de paroles seront attribuées selon l’ordre d’arrivée (il faut pour cela « lever la main » : après avoir ouvert l’onglet « participants », il s’agit de l’icône en bas à droite de votre écran). Pour celles et ceux qui préfèrent l’écrit, cela reste possible en utilisant l’onglet « converser ».

Ceci sera une première pour le Groupe vaudois de philosophie et nous porterons autant d’attention que possible à ce que les interactions se déroulent au mieux et nous vous remercions d’avance pour votre indulgence.

– Par ailleurs, la réunion sera retransmise en direct sur Facebook et Youtube où il vous sera possible de suivre la séance. Sur ces deux applications, les commentaires sont possibles mais vous comprendrez aisément que la gestion des trois flux rendra complexe la gestion du temps et que nous privilégierons les interactions sur Zoom.

– Si vous ne souhaitez pas apparaître à l’écran pour des raisons personnelles, veuillez couper votre caméra ou simplement suivre sur un des deux canaux de diffusion en direct (vous pouvez aussi modifier le nom sous lequel vous apparaissez dans Zoom pour protection de la vie privée). Quant à la question du droit à l’image et à la personnalité, après les recommandations ici données, votre participation à la réunion sur Zoom a valeur d’autorisation d’exploitation.

Comment construire un monde commun avec ce qu’on appelle les théories du complot? Sont-elles vraiment des menaces pour nos démocraties? Faut-il y voir un rejet de toute rationalité, comme certains le prétendent? Ou peut-on imaginer d’autres possibles pour cette confrontation?

Si les savoirs qui animent les différents groupes sociaux se produisent selon une conflictualité irréductible, alors certains groupes en viennent nécessairement à prétendre incarner une forme de norme cognitive, et à taxer les autres de délirants. On pourrait même dire que plus une norme de rationalité devient impérieuse, plus elle produit, hors de son cercle, des réactions.

C’est dans un tel contexte de crise de confiance de la rationalité que se pose aujourd’hui la question des fake news et autres théories du complot, largement diffusées à travers la multiplication des nouveaux canaux d’information. Alors, comment rendre compte de cette diversité sans la caricaturer à notre tour ? Quant aux savoirs minoritaires, que disent-ils de notre capacité à faire monde? Telles sont quelques unes des questions que nous aborderons lors de cette soirée.

Ce sera l’occasion de reprendre et d’amplifier certains enjeux abordés lors de la soirée du 7 octobre, avant d’y consacrer une pleine journée de réflexion en février 2021.

Jouir et contenir – soirée autour de l’érotisme avec Denise Medico

Mercredi 4 novembre 2020 à 20h30

Maison de Quartier-sous-Gare (Av. Édouard Dapples 50, Lausanne)

Après vingt ans de pratique clinique auprès des personnes qui identifient la sexualité comme la source de leurs souffrances et angoisses, pour Denise Medico, un constat s’impose: nous, individus façonnés dans la société occidentale contemporaine, nous nous identifions très profondément à notre sexualité, elle est le miroir de notre être, le miroir secret ou exposé qui cache ou révèle qui nous avons l’impression d’être. Nous aurions même tendance à le percevoir comme une partie des parties les plus authentiques de notre subjectivité… Mais d’où vient l’Eros et (à) qui sert-il ? Qu’est-ce que sa gestion vient faire au monde et aux corps ? Partant d’autres perspectives, nous nous demanderons aussi si l’érotique n’est pas plutôt affaire d’absence ou n’est pas tout simplement le nom que prend le savoir qui passe par le corps, et ce, hors de cette invention récente qui s’appelle sexualité. 

(Re)faire monde – réapproprier les savoirs

La crise du Covid qui se prolonge, avec sa débauche de courbes et de chiffres menaçants, nous montre à quel point les enjeux liés aux savoirs et aux expertises sont importants dans une société complexe comme la nôtre. Comment “faire monde” à travers une telle intrication de discours et à travers la contradiction des différents modes de validation de ces discours ?

Si tant est que la cohérence et l’unité du monde ne vont jamais de soi, une telle complexité sociale rend néanmoins la condition de l’individu moderne encore plus incertaine. Devient-il nécessaire de mieux développer notre capacité à supporter l’incertitude ? Le danger d’une désarticulation sociale ou d’une simplification outrancière des fronts politiques ne vient-il pas de notre insatiable désir de certitude et de contrôle ?

Et que deviennent les centres officiels du savoir en période de crise et de remise en question globale ? Nous pouvons observer une inquiétude grandissante de la part du savoir universitaire, certifié conforme, face à la montée de rumeurs parallèles, de constructions minoritaires, qui prennent parfois la forme tant honnie de “théories du complot”. Nous pensons qu’il s’agit là d’un symptôme à considérer avec soin, sans le mépriser trop vite du haut de nos supposées connaissances expertes. Et si les individus réclamaient une prise autonome sur leur monde ? Et si ce désir de prise traduisait une angoisse plus profonde, face à une perte en monde ?

Nous souhaitons aussi orienter notre attention vers les trajets de militance sur lesquels débouchent ces nouvelles configurations des savoirs. Que l’on se dresse en faveur du climat, contre les lobbies agro-alimentaires ou plus largement contre la corruption politique, on le fait en fonction de certaines connaissances partagées, et selon des affects qui accompagnent nécessairement les modes de diffusion de ces connaissances. Comment se construisent les trajectoires d’action ? Selon quels récits, quelles temporalités ? Quels enjeux collectifs et politiques s’articulent ainsi autour de la diffusion des savoirs ?

(Re)faire monde – Réapproprier les savoirs

Mercredi 7 octobre 2020
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

La crise du Covid nous montre à quel point les enjeux liés aux savoirs et aux expertises sont importants dans une société complexe comme la nôtre.

Les savoirs se construisent et évoluent à partir d’une pluralité que l’évolution historique de notre ère culturelle depuis plus de deux siècles rend irréductible. Nos cohérences intimes et collectives vivent de perpétuelles crises, négociations, transformations et conflits : les types de savoirs entrent en rivalité tant en nous-mêmes que dans l’espace social, produisant une instabilité et une anxiété permanentes auxquelles répondent des stratégies et des attitudes de fuite, de refoulement, d’hystérisation ou de simplification. Nous proposons d’explorer ces tensions à la lumière de trois cas:

Le “hoax” des dauphins à Venise, soi-disant revenus à la faveur du Covid: nous voulons y croire tout en sachant que c’est faux, et cette volonté endeuillée traduit alors quelque chose de notre perception profonde – pour ne pas dire enfantine – du monde.

Les courbes menaçantes qu’on nous donne à voir quotidiennement et qui participent, à travers une prétendue objectivation experte du réel, à l’agitation névrotique collective, tout en instituant l’invisibilité de ce qu’elles ont – sciemment ou non – omis de représenter.

Enfin, une expérience vécue d’engagement de terrain viendra illustrer le va et vient incessant entre conflictualité et complémentarité épistémique. De là, nous questionnerons notre capacité collective à faire monde.

Phidéo : accueillir le virus #4

Romy Siegrist, psychologue et sexologue & Michel Vanni, enseignant de philosophie échangent sur les inflexions des relations dans le cadre du confinement.

Vos réactions, critiques et impulsions sont les bienvenues sur https://hebdo.framapad.org/p/9g5j-corophilo_vaudpad
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