La Gazette n°2

Le Groupe Vaudois de Philosophie vous propose désormais une gazette qui tisse les liens entre ses diverses séances et accueille diverses voix en écho aux enjeux de la nouvelle formule.

Elle apparaît à chaque séance puis est téléchargeable sur le site !

Une fois dans vos mains, vous pouvez aussi la laisser dans votre bar préféré, chez votre médecin, dans le sac d’une connaissance ou tout autre lieu de votre choix afin qu’elle ait sa petite vie et rencontre ainsi d’autre mains !

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Monde(s) et inégalités – dès janvier 2020

L’Univers, le monde, la nature, les animaux, l’Être humain, l’histoire, la société, la culture, la technique, la civilisation : ces réalités, devenues incertaines, se mêlent et s’emmêlent dans nos discussions, mêlant et emmêlant valeurs, représentations, fragments de savoirs mêlés et entremêlés, d’une manière désormais planétaire. Si les inégalités sociales n’ont jamais été aussi grandes et aussi visibles que maintenant, Jean-Jacques Rousseau concluait déjà en 1755 son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes par les mots suivants : « [u]ne poignée de gens regorge de superfluités, tandis que la multitude affamée manque du nécessaire ».

Nous lirons et tenterons d’interroger ce Discoursqui nous vient d’une époque lointaine et cependant peut-être encore « parlante » : qu’en est-il de l’humanité de l’Être humain en société, de sa « nature » et de son « historicité », aussi bien culturelle que technologique, légale que politique, morale que biologique ? Après cette lecture, participantes et participants pourront apporter des textes brefs, contemporains ou historiques, — philosophiques, littéraires ou scientifiques, pour éclairer notre réflexion et la mettre en rapport avec nos questions les plus urgentes concernant ce monde, humain et inhumain, à (re)faire.

Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, suivi du Discours sur les sciences et les arts,Chronologie et introduction par Jacques Roger, Paris, GF-Flammarion, 1992.

Animation : Thierry Laus.

Les séances auront lieu les lundi 20 janvier, 2 mars, 30 mars, 27 avril et 25 mai 2020 au Café du Pont à Lausanne de 18h30 à 22h.

La Gazette n° 1

Le Groupe Vaudois de Philosophie vous propose désormais une gazette qui tisse les liens entre ses diverses séances et accueille diverses voix en écho aux enjeux de la nouvelle formule. 

Elle apparaît à chaque séance puis est téléchargeable sur le site !

Une fois dans vos mains, vous pouvez aussi la laisser dans votre bar préféré, chez votre médecin, dans le sac d’une connaissance ou tout autre lieu de votre choix afin qu’elle ait sa petite vie et rencontre ainsi d’autre mains !

 

La Gazette n°1 PDF pour impression

Étranges savoirs et monde familier

Mercredi
04.12.2019
20h00
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Le mot ‘savoir’ vient de ‘sel’ (sapere). Savoir, autrement dit, c’est rehausser le goût du monde, lui donner une saveur différente. C’est travailler à apprivoiser son étrangeté en révélant sa sensualité. Les institutions, de l’école à l’université, semblent bien éloignées de cette conception. Comment aujourd’hui retisser avec le ‘cosmos’ un rapport épicé? quelles formes, quelles pratiques, ce rapport peut-il adopter? tour à tour pédagogues, chercheurs-euses, artistes, nos invité.e.s plaideront pour une vision transversale des connaissances, afin de réfléchir aux manières de nous refamiliariser avec le monde, de façon féconde et résiliente.

Avec Sarah Koller (chercheuse en écopsychologie-UNIL), Richard Timsit (philosophe, directeur du Fablab de Renens), Nicolas Pahlisch (peintre, sculpteur, enseignant) et Gaspard Turin (didacticien, chercheur en littérature – UNIL)

Corps politiques

Mercredi
06.11.2019
20h00
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Le soin du monde, tel que nous proposons de l’explorer, porte en lui l’idée d’engagement. Dès lors, cette séance s’attachera, entre autres, à penser les formes – étatiques ou non – que peut prendre le politique, les limites d’une conception de la citoyenneté fondée sur l’appartenance à la nation, la manière dont les grands récits permettent – ou non – de créer du commun, ou encore le lien entre alternatives politiques et nécessaire violence.

Avec Quentin Louis Adler (coprésident de ServiceCitoyen.ch), Amina Benkais-Benbrahim (déléguée à l’intégration du Canton de Vaud), Antoine Chollet (chercheur en pensée politique au Centre Walras-Pareto – UNIL), Amina Djahnine (auteure, réalisatrice et monteuse) et Anaïs Timofte (vice-présidente du POP et syndicaliste UNIA).

Le courage de la douceur

Considérée comme une pratique solitaire, la philosophie est souvent présentée à un public ou à une classe afin qu’elle soit transmise et comprise, dans un certain rapport à l’histoire. Dans le cadre de nos rencontres, il s’agira à l’inverse de penser ensemble un objet qui résiste à une définition formelle – la douceur. 

A partir d’une conception de l’ordinaire (selon l’anthropologue E. Chauvier) ainsi que de la relation à la douceur (telle que la propose la philosophe A. Dufourmantelle), nous alternerons lectures et discussions autour de textes de penseurs classiques (Levinas, Bergson, Souriau). Parallèlement, les participants sont invités à composer des fragments de texte à partir d’éléments approchés durant les rencontres afin d’éprouver une autre « pratique » de la philosophie. Ces derniers seront réunis afin de tisser en commun une matière à penser le monde.

Lieu & horaire : Café du Pont (Rue du Peut-St-Jean 7, Lausanne), de 18h30 à 21h.

Des éléments seront à disposition une à deux semaines avant chaque séance. Veuillez manifester votre intérêt à l’adresse suivante philodouceur@gmail.com (max. 25 p.).

Programme

30 septembre – La Douceur comme question (Puissance de la douceur, A. Dufourmantelle)

• Déchiffrement du signe et retour à l’animalité

• Condition d’émergence ?

• Ce qu’elle (nous/leur) fait ?

28 octobre – Intimité de la matière (Matière et Mémoire, H. Bergson ; Recherches philosophiques, L. Wittgenstein)

• La douceur comme mode – familiarité de la matière

• Expérience esthétique et proprioception

• Le goût : carrefour psychanalytique et ontologique

11 novembre – « Et j’ai su à genoux la beauté d’une rose » Barbara (Totalité et infini, E. Levinas, Le Moi-Peau, D. Anzieu ;   Essais florentins, A. Warburg)

• Caresse et préhension : la douceur comme dépossession (in)volontaire

• Avènement de la douceur et métamorphose du moi

• Des douceurs qui nous entourrent : Formules d’émotion et chansons

9 décembre – Résistance de la douceur (Avoir une âme, E. Souriau ; Anthropologie de l’ordinaire, E. Chauvier : Fragments   du discours amoureux, R. Barthes)

• Relations - communauté - douceur : une impuissance du pouvoir : 

• Pour une ordalie de la douceur ?

• Courage de l’intime et nouvelle présence

Concours européen de la chanson philosophique

Le samedi 7 septembre 2019 au Théâtre de Vidy, des représentants du Groupe vaudois de philosophie ont dialogué avec Monder Kilani, Vinciane Despret, Philippe Artières, Mladen Dolar, José Bragança de Miranda, Kristupas Sabolius et Ande Somby, dans le cadre du premier « Samedi Vidy » de la saison.

Ces sept penseurs et penseuses, qui viennent respectivement de Suisse, Belgique, France, Slovénie, Espagne, Lituanie et Norvège, ont chacun.e écrit une chanson du spectacle Concours européen de la chanson philosophique, imaginé et mis en scène par Massimo Furlan et Claire de Ribeaupierre.

La discussion a porté sur la « fabrique » et la « cuisine » de la pensée, sur l’engagement personnel de ces intellectuel.l.es dans l’espace public et sur la place de la réflexion critique dans la société du spectacle et du divertissement.

Lien vers la vidéo du débat.

Informations complémentaires sur le spectacle Concours européen de la chanson philosophique  et sur les “Samedis Vidy“.

Séance du 2 octobre 2019

Mercredi
02.10.2019
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

L’irruption de Gaïa appelle la fin des saisons au Groupe Vaudois de philosophie, avec leurs cycles éternels et rassurants. Face à ce qui nous advient aujourd’hui – migrations, écologie, révoltes politiques, transformations des genres et des savoirs – il convient de rouvrir la pensée comme chantier,  de (re)faire monde dans cet entrelacs de phénomènes aux ampleurs inédites. Cette première séance servira d’invitation à un autre mode de fonctionnement, et laissera une large place à la participation de tous.

Assemblée Générale 2019

Chères et chers membres, amies et amis du Groupe vaudois de philosophie,
Nous avons le plaisir de vous convier à notre Assemblée générale ordinaire, qui aura lieu

Mercredi 18 septembre 2019, 20h
Maison de Quartier Sous-Gare
Avenue Dapples 50, Lausanne

Ordre du jour :

1. Accueil et bienvenue
2. Adoption des procès-verbaux des Assemblées du 26 septembre et du 5 décembre 2018 (annexés)
3° Rapport du comité sur l’année écoulée
4° Présentation des comptes pour l’exercice 2018-2019
5° Rapport des vérificateurs, adoption des comptes, décharge du trésorier et du comité
6° Présentation de la future programmation à partir d’octobre 2019
7° Divers et propositions individuelles

Cette Assemblée sera suivie d’une verrée. Bien que s’adressant d’abord aux membres cotisants, cette AG est ouvertes à toutes et tous. Ce sera l’occasion de découvrir de quoi seront faites nos activités dès la rentrée. 

Nous nous réjouissons de vous revoir prochainement et vous souhaitons une belle fin d’été.

(Re)faire monde

Le Groupe Vaudois de Philosophie a pour vocation de partager la réflexion philosophique avec un large public. En collaboration avec la Maison de Quartier Sous-Gare, nous avons choisi de faire sortir la philosophie hors de sa retraite prudente pour la confronter à des discours et à des pratiques ancrées dans des préoccupations quotidiennes.

Aujourd’hui nous souhaitons accentuer cette transformation, pour nous rapprocher des questions qui caractérisent notre époque. Nous ne désirons plus procéder par saisons distinctes, articulées autour de thématiques déconnectées les unes des autres. Notre époque réclame au contraire une attention beaucoup plus soutenue autour d’enjeux spécifiques, ayant une portée aussi globale que locale, jusque dans nos existences les plus concrètes. Il ne s’agira donc plus de sauter d’un thème à un autre, mais de demeurer attachés à quelques enjeux fondamentaux, afin de les tisser ensemble de manière régulière et continue, et dégager par là quelque chose comme une figure de notre temps.

Parmi ces enjeux, nous allons tout d’abord reprendre les questions qui se sont posées lors de notre dernière saison, autour des transformations écologiques et climatiques en cours. En second lieu nous voulons aborder les phénomènes migratoires dans leur tension avec les politiques identitaires et les grands récits. Par ailleurs, le contexte actuel nous engage en troisième lieu à rechercher des alternatives politiques aux modèles étatiques ou supra-étatiques. En quatrième lieu, nous ressentons avec une acuité particulière la mise en question actuelle des représentations liées aux identités sexuelles et aux genres. Enfin, notre époque réclame également un autre régime de circulation des savoirs, et une attention spécifique portée aux modalités de transmission de ces savoirs. Ces cinq enjeux mettent au défi notre capacité à créer un monde commun, à (re)faire monde. C’est là précisément notre préoccupation.

Nous souhaitons faire du Groupe Vaudois un lieu d’échange et de recherche autour de ces questions et de toutes celles qui pourraient en émerger afin de créer une plateforme au sein de laquelle elles puissent s’articuler et trouver un langage commun : c’est un certain soin du monde qui nous entoure que nous voulons cultiver. Il ne s’agit pas de renoncer à toute réflexion fondamentale pour se précipiter dans les urgences de l’actualité, mais au contraire de ralentir pour mieux ressentir d’abord, et chercher à articuler ensuite, les multiples exigences qui nous affectent. 

Dans cette optique, nous souhaitons renforcer nos liens avec tous les groupes et associations qui se préoccupent d’ores et déjà de ces enjeux. Il nous importe alors de créer un lieu d’échange et de convivialité, au sein duquel la philosophie ne doit pas renoncer à la radicalité de sa démarche, mais doit chercher à s’allier à d’autres discours et à d’autres pratiques que les siennes.

Nous continuerons à proposer des soirées le mercredi à la Maison de Quartier, mais nous souhaitons par ailleurs explorer d’autres formats, et multiplier les prises de parole. Nous organiserons également des journées de discussions et ateliers autour des cinq enjeux évoqués plus haut: écologie, migrations, alternatives politiques, genres, et politiques des savoirs. Le public sera ici invité à participer plus activement à la formulation des questions et à la création des savoirs.