Fête de départ à la retraite de Hugues Poltier


Hugues Poltier a enseigné la philosophie durant plus de 20 ans à l’Université de Lausanne, ainsi qu’à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

Cette soirée sera l’occasion pour Hugues de prononcer sa leçon d’honneur et d’entendre quelques témoignages d’anciens étudiants et de proches dans un lieu qu’il fréquente depuis de nombreuses années avec le Groupe vaudois de philosophie, dont il est un membre éminent.

Cette fête en l’honneur de Hugues Poltier est organisée avec Jamil Alioui, Felix Calmon et Lucas Perdrisat.

Le Parfum des mots – Avec Julien Antoine Bovier

Mercredi 15 juin 2022
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)
Entrée Libre

Le parfum des mots

L’écriture de la fumée

Un texte se produit. Il est accompagné de gestes à chaque mouvement qui le constitue et le destitue. C’est une des aspérités qui le rend semblable aux odeurs – en nous environnant, elles instituent un espace. Plus directement, un texte s’écrit, se comporte et se ressent comme un parfum : un jus présenté & dont on dispose de diverses manières.

Cette soirée sera l’occasion pour moi de vous parler de mon métier, poète, et de ce qu’il implique. Par une manière de sentir moins facilement classable, en dévoilant les échos avec le métier de parfumeur et notre manière de nommer les odeurs, je sillonnerai ces entrelacs d’où se libèrent des affects – les poèmes.

Alors, si le parfum conserve une de ses fonctions premières – offrir & se signaler aux êtres célestes – et que cet usage nous semble distant, il en va de même pour le texte. Mais cette fois, ce sont des affects et des mots qui sont la cible de la chaleur et de la composition pour relier nos errantes intimités. Pouvons-nous encore savoir ce qui se déroule en nos corps quand un texte passe ?

A la suite de cette proposition de poïétique, un exercice commun à partir d’ingrédients odorants servira de base à nos échanges.

La vie des écrivains face à la mise en texte du travail – avec Vivien Poltier

Mercredi 18 mai 2022
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Comment une œuvre est-elle produite ? En vue de faire œuvre, un auteur ne peut faire entièrement l’économie de son existence réelle. Au prisme d’œuvres issues de la « littérature du travail », le texte littéraire sera pensé comme un espace de gestion des tiraillements que l’auteur expérimente en vertu de sa position sociale.

Avec Vivien Poltier, doctorant Unil en littérature

Resituer les savoirs dans les corps

Samedi 7 mai 2022, à 15h
au CPO-Ouchy
(Ch. de Beau-Rivage 2, Lausanne)

Les savoirs institués sont toujours produits à partir d’une opération d’abstraction et d’extraction des corps et de leur expérience sensible. Durant cette rencontre, nous nous proposons d’interroger les conditions de cette opération, ses limites et d’approcher autrement le sol sur lequel elle s’effectue. Nous chercherons à mettre au jour la possibilité d’une articulation plus fine et plus complexe de nos corps dans l’expérience des savoirs. Par où peut encore passer l’obscurité, l’ambiguïté et les bégaiements de la vie sensible ? Comment éclairer ainsi les enjeux politiques lié à la conflictualité des savoirs et leurs effets sur les corps ?

Format : Dialogue en trois actes par le Groupe vaudois de philosophie
Avec : Julien Antoine Bovier, Thierry Laus, Hugues Poltier et Michel Vanni. Dans le cadre de Philexpo22.

Fatigue de la fiction ? – Avec Antonin Wiser

Mercredi 13 avril 2022
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)
— entrée libre —
A propos de la littérature non-fictionnelle contemporaine
Sommes-nous fatigués qu’on nous raconte des histoires ? Une partie de la création littéraire contemporaine semble le penser et nous parle du monde sans les artifices de l’imaginaire, mais sans renoncer pour autant à l’intention esthétique. A l’heure des fake news et du fact-checking généralisés, à l’heure où plane sur tous les discours le soupçon de la fabulation, voici qu’émerge une littérature de terrain, engagée à défendre certains récits du réel contre ses mises en scène fictives. Encore reste-t-il à en reconnaître les enjeux…

Ecriture, Image et Territoire – Reconstruire une figure – Avec Emmanuelle Antille

Mercredi 16 février 2022
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Le geste créatif permet-il de réhabiliter une figure oubliée et faire acte de résistance ? La réémergence de cette figure transforme-t-elle notre rapport au monde ? Emmanuelle Antille nous parle de son processus, prenant appui sur son œuvre cinématographique et littéraire, réalisée autour de la chanteuse Karen Dalton, amie de Bob Dylan et égérie de Greenwich Village à New York dans les années 60.

Pour vous imprégner d’images avant la séance, vous pouvez suivre les liens suivants :

www.emmanuelleantille.com

www.abrightlight.ch

www.abrightlight.ch/thejourney/

Avec Emmanuelle Antille, artiste et réalisatrice

Vivre la fin d’un monde : une projection du Guépard de Luchino Visconti

Samedi 12 février 2022
14h projection (avec entracte)
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)


Le Ciné-Club de la Maison de Quartier Sous-Gare et le Groupe Vaudois de Philosophie s’associent pour projeter Le Guépard de Luchino Visconti (1963), qui adapte le roman éponyme de Giuseppe Tomasi de Lampedusa. Une discussion sur les grands thèmes abordés par ce film suivra ainsi qu’un apéritif.

Eduquer par les œuvres (à l’école de Marie NDiaye) – Avec Michel Vanni

Mercredi 19 janvier 2022
20h30
Maison de Quartier sous-gare
(Avenue Édouard Dapples 50, Lausanne)

Eduquer par les œuvres (A l’école de Marie NDiaye) 

Qu’est-ce que peut bien faire une œuvre littéraire au milieu d’une école, par exemple un gymnase vaudois ? Quels effets peut produire un texte sur les corps des élèves qui le reçoivent, et sur ceux des enseignants censés le faire passer ? J’aimerais tenter de montrer comment la situation de contrainte que représente un tel milieu scolaire peut éventuellement se transformer en une occasion de libre-passage, ou de transmission heureuse. Mais à quelles conditions ? Et selon quelle pratique toujours fragile et maladroite ? Pour ce faire, je prendrai appui sur une œuvre de l’écrivaine Marie NDiaye: Trois femmes puissantes. La “puissance” dont il est question chez Marie NDiaye a sans doute affaire ici avec notre enjeu: (s’)émanciper, c’est (s’)autoriser un déploiement, plutôt que d’affirmer des rôles figés.

Par Michel Vanni, membre du Groupe Vaudois de Philosophie et enseignant de gymnase